il est crucial de souligner l’importance des zones à faibles émissions (ZFE) dans la lutte contre la pollution atmosphérique et pour l’amélioration de la qualité de l’air dans nos villes. Les ZFE sont des zones où l’on choisit de restreindre les sources de pollution les plus fortes, notamment les émissions de dioxyde d’azote (NO₂) des véhicules les plus polluants, qui ont un impact significatif sur la santé publique.
Si on imagine une minute que nous sommes en 2200, on visualise bien qu’il n’y a plus de combustibles fossiles sur la planète et là on y est bien non ? Les discussions actuelles sont des retardateurs de ce qui va arriver. William Shakespeare écrivait : “Que nous devons mourir, nous le savons. Ce n’est que de l’époque et du soin d’en retarder le jour que s’inquiètent les hommes.”
L’impact des ZFE sur la santé publique
Chaque année, environ 7000 décès en France sont attribuables à l’exposition au NO₂, un polluant majoritairement émis par le trafic routier. Les populations les plus exposées à cette pollution sont souvent les ménages les plus modestes, résidant à proximité immédiate des grands axes routiers. Les ZFE ont été introduites par la Loi d’orientation des mobilités (LOM) de 2019, qui a permis aux collectivités de créer ces zones sur leur territoire. Cette loi a également rendu obligatoire la mise en place de ZFE dans les territoires dépassant régulièrement les seuils de pollution de l’air.

Renforcement législatif et résultats concrets
La loi climat et résilience de 2021 a renforcé ce dispositif, imposant la création de ZFE dans toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants avant le 1er janvier 2025. Les résultats sont déjà visibles et encourageants. À Paris, où une ZFE est en place depuis 2019, Airparif a constaté une baisse de 20 à 30 % des niveaux de NO₂ sur plusieurs axes routiers entre 2019 et 2022. Des études similaires en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni montrent une réduction moyenne de 5 à 15 % des NO₂ après la mise en place de ZFE. L’agence européenne de l’environnement (AEE) conclut que les ZFE sont efficaces, à condition d’être bien conçues et accompagnées de mesures complémentaires telles que des aides à la conversion des véhicules et le développement de transports alternatifs.
Conditions de réussite des ZFE
La mise en œuvre des ZFE est déterminante pour leur réussite, tant en termes d’efficacité que d’acceptabilité sociale. Par exemple, certaines collectivités ont placé les parkings relais à l’intérieur des ZFE, les rendant inaccessibles aux citoyens avec des véhicules trop polluants. Il est essentiel de placer ces parkings relais à l’extérieur des ZFE et de les rendre accessibles à coût réduit pour faciliter l’utilisation des transports en commun.
Enjeux actuels et futurs
Alors que nos parlementaires s’apprêtent à voter sur l’évolution des ZFE, il est crucial que chacun se forge sa propre opinion. Certains parlementaires souhaitent maintenir le droit en l’état avec les obligations de la dernière loi, tandis que d’autres veulent laisser la liberté aux élus locaux de choisir de les mettre en œuvre ou non. Enfin, certains veulent tout simplement supprimer la possibilité de mettre en place des ZFE. Les mesures de la qualité de l’air qui ont désormais commencé il y a de nombreuses années commencent à donner des résultats positifs. C’est ce que dit par exemple AirPARIF pour Paris et l’Ile-de-France.
Supprimer les ZFE serait une grave erreur. Cela reviendrait à nier la liberté des élus locaux d’agir concrètement pour un air moins pollué et plus pur pour les habitants de leurs villes. Ceux qui crient à l’entrave au droit de circuler oublient que cela se heurte aussi au droit fondamental de respirer un air moins pollué. C’est un enjeu de santé publique : ne privons pas les élus locaux, démocratiquement élus, de la possibilité d’agir pour le bien-être de leurs citoyens.
Les ZFE représentent un outil indispensable pour améliorer la qualité de l’air et protéger la santé publique. Il est impératif de les soutenir et de les renforcer pour garantir un avenir plus sain et plus durable pour tous.
