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10 ans de l’Accord de Paris : un bilan en demi-teinte face à l’urgence climatique

Il y a dix ans, le 12 décembre 2015, 195 pays adoptaient à l’unanimité l’Accord de Paris, un traité historique visant à , par rapport à l’ère préindustrielle. Dix ans plus tard, le constat est clair : les engagements pris restent insuffisants face à l’ampleur du défi.

Des objectifs ambitieux, des résultats mitigés

L’Accord de Paris a marqué une rupture en réunissant pour la première fois presque tous les pays autour d’un objectif commun. Pourtant, en 2025, , et la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère bat des records. Selon l’Organisation météorologique mondiale, , même si cette hausse reflète en partie la variabilité naturelle du climat. Les scientifiques s’accordent : si les engagements actuels étaient pleinement respectés, le réchauffement atteindrait 2,6 à 2,8 °C d’ici 2100, bien au-delà de la cible fixée.

Il y aussi, et ça n’est pas forcément mesurable ou quantifiable, une grande quantité d’actions concrètes de décarbonation menées par les acteurs publics et privés à l’échelle des territoires. On en parle souvent dans Durablissime.

Une décennie de promesses et de retards

Les pays développés s’étaient engagés à mobiliser pour aider les pays en développement à réduire leurs émissions et s’adapter aux impacts climatiques. Or, en 2025, seuls 26 milliards ont été effectivement versés, alors que les besoins ne cessent de croître. La COP30, qui s’est tenue à Belém en novembre 2025, a rappelé l’urgence d’agir : pour espérer respecter l’objectif de 1,5 °C. Pourtant, les progrès sont lents, et les reculs nombreux, comme

Complexe industriel

La justice climatique et l’action locale, nouveaux leviers

L’Accord de Paris a ouvert la voie à des . En juillet 2025, la Cour internationale de justice a confirmé l’obligation pour les pays d’agir contre le changement climatique. Parallèlement, les villes et les acteurs non étatiques multiplient les initiatives concrètes, souvent plus ambitieuses que celles des gouvernements.

L’Europe en pointe, mais des concessions inquiétantes

L’Union européenne a réaffirmé son objectif de neutralité carbone d’ici 2050 et vise une réduction de 90 % de ses émissions d’ici 2040. Cependant, des flexibilités, comme , sont critiquées par les ONG, qui y voient une délocalisation de l’effort climatique. La France, souvent présentée comme un leader, peine à réduire ses émissions au rythme nécessaire : la baisse n’a été que de 1,8 % en 2024, loin des 5 % annuels requis.

Crédits carbone

L’Europe est en pointe, les Etats-Unis à la traine. La Chine se met en route. Il n’y a pas lieu de distribuer des médailles ou des blâmes. Il faut avancer.

2025, année charnière

Avec des températures mondiales en passe de faire de 2025 l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées, l’ONU alerte : . Pour les experts, la seule solution reste une réduction rapide et massive des émissions de gaz à effet de serre.

C’est maintenant que les composants d’une autre appréhension de la vie sur la planète s’assemblent.

Et après ?

À mi-parcours de , l’Accord de Paris a posé les bases d’une gouvernance climatique mondiale. Mais son succès dépendra de la capacité des États à transformer leurs promesses en actions, et à . La prochaine décennie sera déterminante.

Il y a la question du coût de l’inaction souvent invoquée. C’est un outil intéressant pour la prise de conscience. On en parle bientôt dans nos colonnes.

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